{"id":465,"date":"2008-03-12T07:25:19","date_gmt":"2008-03-12T06:25:19","guid":{"rendered":"http:\/\/www.roidetrefle.com\/2008\/03\/12\/english-as-a-second-fucking-language\/"},"modified":"2008-03-12T07:25:19","modified_gmt":"2008-03-12T06:25:19","slug":"english-as-a-second-fucking-language","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/roidetrefle.fr\/index.php\/2008\/03\/12\/english-as-a-second-fucking-language\/","title":{"rendered":"English as a second fucking language*"},"content":{"rendered":"<p><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/roidetrefle.fr\/images\/engfuck1.jpg\" align=\"left\" hspace=\"5\" \/>Lorsque j&rsquo;ai d\u00e9barqu\u00e9 \u00e0 l&rsquo;INSERM en DEA, je pratiquais tr\u00e8s peu l&rsquo;Anglais. J\u0092&rsquo;ai eu la chance d&rsquo;\u00eatre accept\u00e9 dans un laboratoire ou le fran\u00e7ais n&rsquo;\u0092\u00e9tait finalement qu\u0092&rsquo;une langue secondaire (except\u00e9 pour deux ou trois vieilles peaux qui tentaient de r\u00e9gner sans partage sur certaines \u00e9quipes). La personne qui dirigeait mon \u00e9quipe \u00e9tait originaire de Bangalore en Inde. Srini avait eu la bonne id\u00e9e de r\u00e9unir autour de lui des \u00e9tudiants qui venaient des quatre coins du globe. Des indiens, mais \u00e9galement des bulgares, des allemands ou des isra\u00e9liens. Fran\u00e7ois revenait d&rsquo;un long s\u00e9jour \u00e0 Atlanta. J\u0092&rsquo;ai ainsi appris \u00e0 parler anglais avec Prasad, Sooryanarayana, Yaron, Yosepha, Vladimira ou Dorothea. C\u00f4toyer diff\u00e9rentes nationalit\u00e9s ne m&rsquo;\u0092a pas seulement aid\u00e9 \u00e0 lire, \u00e9crire ou parler un anglais scientifique, mais \u00e9galement un anglais un peu plus international et familier. <!--more--><\/p>\n<p><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/roidetrefle.fr\/images\/engfuck2.jpg\" align=\"right\" hspace=\"5\" \/>D\u00e8s le matin, nous commutions naturellement en mode universel et commencions \u00e0 raconter tout et n&rsquo;\u0092importe quoi dans une langue de Shakespeare souvent charcut\u00e9e et prononc\u00e9e pour ma part avec un tr\u00e8s fort accent franchouillard. Je n&rsquo;\u0092ai jamais fait le moindre effort de prononciation. Qu&rsquo;\u0092importe. Tout le monde se comprenait, et c&rsquo;\u0092\u00e9tait bien l&rsquo;essentiel. Lorsque j\u0092&rsquo;avais des interlocutrices anglophones, elles trouvaient cela \u00ab cheerful \u00bb. C\u0092&rsquo;\u00e9tait sans doute le deuxi\u00e8me effet axe. J\u0092&rsquo;ai toujours consid\u00e9r\u00e9 que le secret pour progresser dans l&rsquo;\u0092apprentissage d\u0092&rsquo;une langue non maternelle \u00e9tait de mettre de c\u00f4t\u00e9 sa timidit\u00e9. L&rsquo;\u0092important est de se lancer. Le d\u00e9bit suit progressivement, le vocabulaire s&rsquo;enrichit et les erreurs grammaticales sont petit \u00e0 petit corrig\u00e9es. Il suffit ensuite d\u2019entretenir la machine. C&rsquo;\u0092est ce que j\u0092&rsquo;ai fait avec mes amis chercheurs. Nous ne parlions bien \u00e9videment pas exclusivement science mais \u00e9galement de notre vie de tous les jours, de nos sorties, de nos rencontres, ou m\u00eame du nid de connasses avec lequel nous \u00e9tions forc\u00e9s d\u0092&rsquo;interagir au sein m\u00eame du laboratoire. Le langage devenait fleuri pour notre plus grand plaisir.<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/roidetrefle.fr\/images\/engfuck3.jpg\" align=\"left\" hspace=\"5\" \/>C&rsquo;\u0092est en fouinant dans une librairie \u00e0 Washington que j&rsquo;ai trouv\u00e9 un petit livre magique. Mon laboratoire m&rsquo;\u0092avait donn\u00e9 la possibilit\u00e9 de participer \u00e0 la grand messe annuelle des biologistes. Je partageais alors une chambre du c\u00f4t\u00e9 de Dupont Circle avec un Egyptien logorrh\u00e9ique, qui dig\u00e9rait tr\u00e8s mal la nourriture nord-am\u00e9ricaine, et toutes les occasions \u00e9taient bonnes pour me rendre dans la librairie caf\u00e9 qui jouxtait mon h\u00f4tel (question de survie). Le petit livre en question s&rsquo;intitule \u00ab\u00a0<strong>English as a second fucking language<\/strong> (how to swear effectively, explained in detail with numerous examples taken from everyday life)\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>All\u00e9luia! J&rsquo;avais enfin trouv\u00e9 la bible qui allait me permettre de progresser \u00e0 pas de g\u00e9ants en anglais.<\/p>\n<p>Le livre balaye toutes les expressions les plus vulgaires. Le chapitre \u00ab\u00a0Question de go\u00fbt\u00a0\u00bb est notamment consacr\u00e9 \u00e0 la turlutte et au cunnilungus. D&rsquo;apr\u00e8s l&rsquo;auteur, les fran\u00e7ais sont g\u00e9n\u00e9ralement consid\u00e9r\u00e9s par les anglo-saxons comme les dieux de la g\u00e2teries oro-g\u00e9nitale. D&rsquo;apr\u00e8s le po\u00e8me:<\/p>\n<p><em>The French they are a funny race<\/em><br \/>\nLes fran\u00e7ais sont amusants<br \/>\n<em>They fight with their feet and fuck with their face<\/em><br \/>\nIls combattent avec leurs pieds (allusion \u00e0 la savate) et baisent avec leur visage<\/p>\n<p>C&rsquo;est ainsi que tout utilisation de la bouche pendant la relation sexuelle est appel\u00e9e un \u00ab\u00a0french\u00a0\u00bb (valable aussi bien pour le glougloutage de sipholo que pour la pipe). Le livre classe \u00e9galement les expressions en \u00ab\u00a0indispensable\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0bon \u00e0 savoir\u00a0\u00bb et \u00ab\u00a0\u00e0 oublier\u00a0\u00bb. Ainsi au chapitre pipe trouve-t-on:<\/p>\n<p><strong>Indispensable:<\/strong><\/p>\n<p><em>Blow<br \/>\nEat<br \/>\nGive a blow job<br \/>\nGive head<br \/>\nGo down on<br \/>\nFrench<br \/>\nSuck<br \/>\nSuck-off<br \/>\n<\/em><\/p>\n<p><strong>Bon \u00e0 savoir:<\/strong><\/p>\n<p><em>Give a blow job<\/em><br \/>\n<em>gobble the goose<\/em> (avaler l\u2019oie)<br \/>\n<em>lick dick<\/em><br \/>\n<em>Polish the helmet<\/em> (polir le casque)<br \/>\n<em>Suck dick<br \/>\nTake a lip lock on a fuck stick<\/em><\/p>\n<p><strong>A oublier:<\/strong><\/p>\n<p><em>Eat a weenie<br \/>\nLick the lollipop<\/em><\/p>\n<p>M\u00eame chose pour le cunnilungus (Muff-diving)<\/p>\n<p><strong>Indispensable:<\/strong><\/p>\n<p><em>Eat<br \/>\nEat out<br \/>\nEat cunt<br \/>\nEat pussy<\/em><br \/>\n<em>French<\/em> (encore)<br \/>\n<em>Go down on<br \/>\nMuff dive<\/em><\/p>\n<p><strong>Bon \u00e0 savoir:<\/strong><\/p>\n<p><em>Eat a box lunch at the Y<br \/>\nEat hair pie<br \/>\nEat the bearded clam<\/em> (Manger la palourde poilue, j&rsquo;aime bien)<br \/>\n<em>Go lickety split<\/em><br \/>\n<em>Munch a fur Burger <\/em>(M\u00e2cher un burger de fourrure)<br \/>\n<em>Suck cunt<br \/>\nSuck pussy<\/em><\/p>\n<p><strong>A oublier:<\/strong><\/p>\n<p><em>Slurp the slit<br \/>\nCannibalize the cunt<\/em><\/p>\n<p>J&rsquo;ai ensuite quitt\u00e9 le monde magique de la science fondamentale au bout de quatre ann\u00e9es pour rejoindre mon employeur actuel. L\u0092&rsquo;anglais \u00e9tait toujours la langue de travail. Je devais interagir avec mes nombreux coll\u00e8gues europ\u00e9ens. Je retrouvais le charme de la mixit\u00e9 culturelle. Chacun avait son propre accent. Cependant, le langage employ\u00e9 \u00e9tait diff\u00e9rent. Il \u00e9tait plus r\u00e9glementaire et surtout plus diplomatique. L&rsquo;imp\u00e9ratif \u00e9tait proscrit (oublier \u00ab\u00a0should\u00a0\u00bb, utiliser \u00ab\u00a0could\u00a0\u00bb) et nous avions comme consigne officieuse de ne pas employer certaines expressions qui risquaient de choquer nos coll\u00e8gues. Bien heureusement, nous commen\u00e7ons tous \u00e0 nous conna\u00eetre et le naturel prend le plus souvent le dessus. J&rsquo;\u00e9vite cependant de parler de \u00ab\u00a0muff diving\u00a0\u00bb ou de \u00ab\u00a0blow job\u00a0\u00bb trop souvent au t\u00e9l\u00e9phone.<\/p>\n<p>Pour le reste, c&rsquo;\u0092est vraiment open.<\/p>\n<p><strong>Prochaine le\u00e7on d&rsquo;anglais:<\/strong> Blasph\u00e8mes, sodomie et pets.<\/p>\n<p>*Billet d\u00e9di\u00e9 \u00e0 <a href=\"http:\/\/gfthanos.net\/2008\/03\/07\/excuse-my-french\/\">Thanos<\/a>.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Lorsque j&rsquo;ai d\u00e9barqu\u00e9 \u00e0 l&rsquo;INSERM en DEA, je pratiquais tr\u00e8s peu l&rsquo;Anglais. J\u0092&rsquo;ai eu la chance d&rsquo;\u00eatre accept\u00e9 dans un laboratoire ou<\/p>\n<p class=\"link-more\"><a class=\"myButt \" href=\"https:\/\/roidetrefle.fr\/index.php\/2008\/03\/12\/english-as-a-second-fucking-language\/\">Continuer la lecture<\/a><\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[22],"tags":[57,245,416,659],"class_list":["post-465","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-vu-lu-entendu","tag-anglais","tag-cunnilungus","tag-inserm","tag-pipe"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/roidetrefle.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/465","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/roidetrefle.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/roidetrefle.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/roidetrefle.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/roidetrefle.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=465"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/roidetrefle.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/465\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/roidetrefle.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=465"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/roidetrefle.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=465"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/roidetrefle.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=465"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}